On n'est pas croquignolets là, savourant sans vergogne ces si rares moments d'oisiveté? Est-ce parceque le départ de la rando s'appelait hameau de Bonnenuit? Bonnenuit, c'est plutôt lumineux. Situé au pied du Galibier, le hameau nous rappelle un excellent Nouvel-An avec les Sahariens à l'auberge de la Poutre:
Partis tard et bien fatigués, nous remontons la route du col du Galibier puis
faisons un bref pic-nic entre les tâches d'herbes découvertes par le printemps
avant de bifurquer vers le massif des Cerces. Magnifique couloir droit devant ... mais pour un jour de forme, s'entend! Pas aujourd'hui...
Mal remise des dernières semaines difficiles, je cale avant la fin. Lézard flemmard, je m'étale sur les tôles du toit de la bergerie, tiédies par le soleil. En face, tout au fond, l'objectif de demain: l'aiguille de l'Epaisseur.
Les 3 petits cochons continuent, eux, courageusement jusqu'au camp des rochilles. D'oú ils décrochent un engin militaire qui dame le chemin en rugissant.
Font-ils plus de bruit que les équipages de traîneaux à chiens qui jappent en attendant le client?
Vendredi matin, départ à nouveau de Bonnenuit, mais pas question de roupiller en traversant la Valloirette cela risquerait de nous rafraichir pas seulement les idées!La vidéo du passage: tombera? tombera pas?
On n'a pas vu qu'il y avait un pont 100m plus haut...
Petite montée raide dans le mélèzin pour s'echauffer. C'est magnifique.
On glisse pres de bergeries a 1800 m d'altitude avant de poursuivre a flanc de montagne.
pour entrer dans un cirque grandiose menant aux Aiguilles d' Arves.
Un hélicoptere fait des rotations vers le refuge situé a 2260m.
Une petite video:
Telle une abeille qui va et vient vers sa ruche, il apporte les énormes sacs de ravitaillement. Trop tard pour nous qui voulions y dormir hier!
C'est ainsi que nous manqueront le sommet de cette trop longue course (1600m de denivellé au départ du parking). Deux petits cochons s'arretent 200 m au dessus du refuge pour faire la sieste sur une grosse pierre. Les deux "grands" de la bande continuent en sprint vers le sommet. Mais 3320m d'altitude, c'est encore bien loin. Finalement, meme Pierre renonce juste en dessous du sommet, sagement.
Descente tardive dans une neige pourrie jusqu'au sol. Les skis ne portent plus, nous faisons du "sous-marin". Les batons s'enfoncent jusqu'a la garde. Toute notre experience est necessaire.
Il faut parfois dechausser ou traverser des couloirs incertains.
Mais finalement, les 3 petits cochons se retrouvent sur le pont qu'il ne manquent pas cette fois.
Ravis de leur course, ils repartent se coucher dans leur maison de pierre, pres de la chapelle.

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